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Droit de vote à 16 ans : Et pourquoi pas ?

La première condition pour faire partie des 47 millions de français inscrits sur les listes électorales : il faut être majeur.  Certains suggèrent d’imiter l’Autriche et d’accorder le droit de vote dès 16 ans. Qu’en pensent les principaux concernés ? Et cela est-il possible ?

A la sortie de nombreux lycées à Paris, dès très tôt, une urne référendum informelle : pour ou contre le vote à partir de 16 ans. Sur fond de campagne présidentielle, l’Union Nationale Lycéenne a repris son bâton de pèlerin. Certains lycéens pensent être encore immatures à 16 ans, et ne pas avoir la culture nécessaire quant à la vie politique ou ne pas être concerné, pour d’autres. Des avis qui rappellent ceux de 1974, lorsque Valéry Giscard d’Estain propose de ramener la majorité électorale de 21 ans à 18 ans.

Depuis les 18-25 ans ce sont révélés être plus abstentionnistes que le reste du corps électoral. En moyenne, 10 points de participation en moins. Faut-il pour autant laisser les 16-18 ans à la porte des bureaux de vote ?

Certains affirment que non, car ouvrir le droit de vote à 16 ans c’est ouvrir de 1.6 millions l’électorat jeune et obliger de cette manière là, les politiciens à prendre en compte les problématiques de la jeunesse. De nombreuses études soutiennent l’avis de ces jeunes lycéens. Car en effet, plus on prend l’habitude de voter tôt, plus on a des chances d’être dans le cours de sa vie un électeur systématique, constant. Donc voter tôt est un facteur de réduction de l’abstention. Les 16-18 ans encadrés par leurs parents et le corps enseignant pourraient même se révéler plus assidu que les 18-25 ans, à condition de donner toute sa place à la question de la citoyenneté dans le cursus éducative et scolaire.

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